Les stages

Les stages constituent une part essentielle de votre formation professionnelle. La sortie du « tout théorique » des enseignements s’amorce lors des premiers stages cliniques, où tout à la fois se matérialisent la « pathologie », le « patient », l’ « institution » et la fonction de psychologue-neuropsychologue, et ce de manière d’autant plus prégnante que vous vous découvrirez petit à petit vous-mêmes en situation professionnelle, touchant du doigt concrètement vos capacités et motivations à remplir ce rôle.

 

Dès la dernière année de licence, vous pouvez solliciter auprès des professionnels des stages courts d’observation. Il est conseillé, dans le choix de vos stages, de multiplier au départ les populations et les lieux d’exercice pour des périodes courtes, afin de vous donner un aperçu des différentes modalités d’exercice de la neuropsychologie clinique. Une fois votre orientation définie, vous pourrez alors cibler de manière plus sélective des stages qui correspondent à vos attentes et à vos aspirations (gérontologie, neurologie générale, neuropsychologie de l’enfant…).

 

En Master I, il vous faudra effectuer un stage obligatoire de 60 heures, qui donnera lieu à la rédaction d’un rapport de stage et à une évaluation de la part de votre maître de stage. Ce stage, s’il est obligatoire, n’est pas suffisant  pour l’entrée en Master II; à votre initiative, vous devrez effectuer des heures supplémentaires pour maîtriser les techniques du bilan neuropsychologique et aiguiser votre sens clinique afin de vous garantir une bonne formation professionnelle.

 

Enfin, en Master II, un stage long de 500 heures, en parallèle d’un travail de recherche expérimentale donnant lieu à la rédaction d’un mémoire, seront à effectuer, et ce, éventuellement, dans la même structure. Pour obtenir un stage, les conseils sont les mêmes que ceux dispensés dans le cadre d’une recherche d’emploi.

 

Votre lettre de motivation et votre CV doivent être clairs et soignés, et mettre en exergue vos compétences, vos attentes, la connaissance de la structure à laquelle vous postulez (il nous est arrivé de recevoir des photocopies de lettres adressées de manière indifférenciée à toutes les structures d’accueil où seul le nom –corrigé au tip-ex- varie). Nous sommes malheureusement parfois débordés par nos activités et il arrive que nous tardions à répondre : vous pouvez dans ce cas contacter par téléphone le professionnel à qui vous avez envoyé votre courrier, qui pourra alors vous donner une réponse claire quant à ses possibilités d’accueil.

 

La recherche du stage professionnalisant du Master II et d’un projet de recherche, est de loin la plus difficile et la plus anxiogène, car vous devez la mener dans le même temps que vous constituez vos dossiers pour le Master II. Pouvoir faire figurer une structure d’accueil et un projet de recherche relativement détaillé dans votre dossier de Master II est sans conteste un plus pour votre admission, mais il faut garder à l’esprit que, pour l’équipe qui accepte de vous recevoir ou de vous diriger dans votre recherche, il n’est pas garanti que vous soyez reçu, ce qui donne lieu parfois à des décalages temporels incommodants (la faculté attendant que vous leur désigniez un lieu de stage, et la structure d’accueil attendant votre admission à un Master II). Le meilleur moyen d’obtenir un stage de 500 heures en temps et en heure reste sans aucun doute d’avoir su vous faire apprécier lors d’un stage antérieur, où vous aurez montré vos capacités d’initiatives et votre motivation, vos connaissances théoriques, vos capacités d’adaptation et d’insertion dans l’équipe soignante, vos habiletés de communications avec les patients et votre pertinence clinique.

 

Tous les stages que vous effectuez constituent en effet une insertion à mesure dans un réseau de professionnels qui vous recommanderont, le cas échéant, à leurs collègues. En dernier lieu, l’élaboration d’un projet de recherche pour le Master II peut se faire de deux manières différentes : vous pouvez soit exposer vos centre d’intérêts, pour lesquels vous aurez constitué une bibliographie (population, thématique), et vos interrogations à un neuropsychologue qui accepte de vous diriger, et qui vous aidera à monter votre protocole expérimental ; soit (et c’est le plus fréquent) il vous est possible de poursuivre des travaux de recherche en cours qui sont proposés par des chercheurs. La recherche peut s’effectuer ou non dans la structure qui vous accueille en stage clinique. N’hésitez pas à vous renseigner sur ce point auprès des anciens étudiants en Master II, des structures d’accueil et des facultés auxquelles vous postulez. Certaines universités exigent en outre, pour certaines, que ces travaux soient suivis par des professionnels ayant certaines qualifications précises (docteurs en psychologie, par exemple). Rassurez-vous néanmoins ; malgré toutes les contraintes évoquées ci-dessus, tout étudiant trouve toujours, pour toutes ses années d’études, des stages correspondant à son niveau. Si vous êtes réellement en difficulté malgré une recherche accrue, signalez-le à vos professeurs qui sauront trouver en dernier lieu une solution à votre problème.